L’ascetisme du Prophète (صلى الله عليه و سلم)
Se détacher de la convoitise de ce monde. Cela prémunit donc contre cette convoitise et amène l’homme à se contenter du juste nécessaire.
L’Apôtre d’Allah (صلى الله عليه و سلم) était le plus détaché, quant aux biens de ce monde, parmi les hommes. C’était l’un de ses nobles caractères.
Il a été rapporté d’après ’Âicha (رضي الله عنها) que l’oreiller sur lequel le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s’appuyait pour dormir était en cuir bourré d’écorces. (Abû Dâwûd et Ahmad et cité dans : sahîh al-djâmi’ n° 4714)
D’après Ibn Abbas (رضي الله عنهما), ’Umar Ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه) était entré chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et le trouvait assis sur une natte qui avait laissé des traces sur son noble flanc et lui avait dit :
A son retour de Taef, blessé et en peine, Allah (تعالى) lui proposa de lui changer les deux montagnes de la Mecque) en or et en argent. Il dit alors : "Mon Seigneur. Je me rassasie un jour et T’en remercie, et je supporte la faim un autre et T’invoque et Te supplie". (*)
Ce qui apparaît le plus de son détachement est son invocation répétée : "Seigneur, Fais que la subsistance de la famille de Mohamed soit ce qui suffit".
Et dans le terme "subsistance" il y a déjà le sens de ce qui pourvoit, sans surplus ni diminution. Il disait aussi : "Le peu qui suffit vaut mieux que trop qui préoccupe…"
’Aicha (رضي الله عنها) dit : "L’Envoyé d’Allah (صلى الله عليه و سلم) mourut et il n’y avait pas dans ma chambre de quoi manger pour une créature ayant un foie, si ce n’est une moitié (de pain) d’orge sur une étagère à moi".
Et il mourut en ayant gagé son armure chez un juif, pour trente mesures " çà " d’orge.
(*) L’auteur note ici qu’il a rapporté le hadith dans sa signification et non dans sa lettre.